Des règles

Cela fait maintenant 56 jours que le confinement a été proclamé par Emmanuel Macron. Cela fait maintenant 56 jours que j’ai constaté une baisse importante de mes libertés et une hausse importante de la suprématie des parents.

Je voulais donc faire un billet d’humeur, pousser un coup de gueule, contre ces libertés abolies, ces activités manuelles et culturelles décédées.

Revenons-en aux faits et à l’historique de ce confinement. Parlons des règles. Au début, les parents nous ont demandé de faire un emploi du temps. Ce que l’on a fait. Mais, ils l’ont changé ! Cela n’avait donc servi à rien ! Ils nous ont dit que nous devions travailler 3 à 4h par jour – ce qui me paraissait encore à peu près normal. Mais, après avoir reçu un mail du proviseur donnant des consignes relatives à la « continuité pédagogique » et au travail scolaire des enfants, ils ont décidé que ça serait plutôt 6 ou 7h. J’ai pleuré, je me suis plaint mais rien n’y a fait. Ils avaient comme seul argument que ça nous ferait 6 ou 7h de « d’occupation ».  Au bout de 3 jours, ils en revenaient cependant à 3 ou 4h et nous donnaient des emplois du temps plus respectueux.

Puis il y eut les vacances, tout était moins strict, plus détendu, c’étaient les vacances quoi. Mais retour à la case départ dès qu’elles furent terminées : 3 ou 4h de travail imposées le matin plus une heure après le repas de midi et, pour la suite de l’après-midi interdiction de tout « électronique », pas une seule dose d’électronique ! Cela voulait dire que, moi qui ai un amour absolu du cinéma je ne pouvais pas regarder de film l’après-midi ? Quelle injustice quand les parents eux-mêmes sont accros à une série qu’ils regardent sans cesse !

Oui, mes parents pensent que sans règles je serais toute la journée sur les écrans, les yeux explosés, les devoirs non faits. En fait, je remarque par exemple que je ne lis presque plus de livres, et le fait d’enlever les règles, d’être libre m’en ferait peut-être lire plus.

J’aimerais bien voir ça : au moins une journée, sans aucune règle, juste pour essayer, car comme dit le proverbe,”qui ne tente rien, n’a rien”.

Camille

Le journal des collégiens de Montgolfier

Une réponse sur “Des règles”

  1. Je suis assez d’accord, cette période favorise la montée en puissance du totalitarisme parental ! Maintenant qu’on est censés être dé-confinés, peut être que tes parents vont relâcher un peu ces règles « strictes »… Courage !

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