Combats au féminin (2015)

Combats au féminin – Des femmes engagées dans la grande guerre, est un journal  « thématique », initié par Danièle Moati-Gornet (professeure d’histoire/géographie) et Odile Waltz (professeure de français) et rédigé par les élèves de la classe de 1ère ES du lycée Simone Weil (Paris 3è).

En commémoration de la guerre de 14-18, les élèves ont créé un journal-anniversaire en hommage aux femmes et à leurs combats durant cette période. Ils ont écrit des articles, parfois historiques, parfois relevant de leur imaginaire comme des poèmes, un journal intime, une fausse interview de Marie Curie…
La volonté des professeurs était qu’ils se mettent dans la peau de leurs ancêtres.
Le thème des femmes a été choisi aussi par rapport aux thèmes civiques, de l’émancipation des femmes, de leur rôle souvent marginalisé ou cantonné à celui de munitionnettes ou marraines de guerre…

Le Journal de tout, Go ! (2009-2014)

Sur la base d’une thématique abordée en classe avec leur enseignant.e, les élèves travaillent en atelier avec deux intervenant.e.s Jeunes Pages, à partir d’images de presse : qu’est-ce qu’ils y observent ? qu’est-ce qu’elles leur « disent »? De quelle façon ont-ils eux-mêmes envie d’en rendre compte ?

La thématique originelle se décline en différentes rubriques qui sont autant de « pistes d’écriture » pour les élèves. Les « articles » sont pris sous la dictée par les intervenant.e.s et illustrés par les enfants.

Chaque élève participe à l’écriture de 2 numéros, le 1er « pour apprendre », le 2è pour faire encore mieux ».

Le Journal de Tout

lire le n°14, n°15, n°19

Go !

lire le n°7, n°8, n°11, n°12, n°14

Sciences en toutes lettres (2012-2017)

SetL

A l’entrée au collège, une aide est nécessaire à un certain nombre d’élèves pour la compréhension d’un texte ou d’un énoncé, l’utilisation correcte du vocabulaire scientifique et le maniement de la langue de façon plus générale. Le projet « Sciences en toutes Lettres » est né de ce constat et a pour objectif pédagogique une utilisation plus précise du vocabulaire scientifique, plus de fluidité et de précision dans l’expression écrite. Son objectif artistique est de sensibiliser les élèves au plaisir de l’écriture et de les inviter à une attention particulière à la langue à travers la poésie en tant qu’expression conjointe de la réalité et du sensible.

LE PROJET, réalisé à l’initiative de Valérie Lambert professeur de physique/chimie au collège Montgolfier (Paris 3è), de Laurent Contamin (auteur) et de Jeunes Pages :

● Il s’agit de proposer aux élèves des séances d’atelier- écriture animées par un auteur professionnel, et à partir du lexique spécifique de la chimie, de la physique et de l’optique, d’aboutir à la production de courts textes poétiques.

● En articulation avec l’atelier-journal de l’établissement, ces textes sont publiés dans le web-journal des collégiens de Montgolfier « Au Menu du Canard » sous un rubriquage spécifique « Sciences en toutes lettres ».

● Ils donnent lieu en fin d’année à une lecture publique répétée au préalable avec une comédienne professionnelle.

 –          L’utilisation du vocabulaire scientifique doit permettre aux élèves de mieux se l’approprier mais aussi de faire le lien entre disciplines : les sciences, comme le français, peuvent aussi mener à la poésie.

–          Chaque élève aboutit à 2 ou 3 productions écrites par atelier. Le choix, avec l’aide de l’auteur, d’un texte à publier parmi ces productions, permet à chacun d’exercer un regard critique sur son propre travail.

–          La publication régulière des textes produits par les élèves dans le journal Au Menu du Canard valorise leurs travaux dans le même temps qu’elle confère à chacun une responsabilité vis-à-vis de son lectorat (collégiens des autres classes de l’établissement, professeurs, parents…)

–          En complément du travail d’écriture accompli, la lecture publique des textes produits permet aux élèves de mettre à l’épreuve l’oralité de la poésie (sonorités, rythmes, cadences…)

 DEROULEMENT DE L’ACTION

–          5 séances dans la classe

tableau interventions

–           La visite d’une exposition choisie en concertation entre le professeur et l’auteur/intervenant est en outre prévue, soit au Musée des Arts et Métiers, soit à la Gaité Lyrique, proches de l’établissement.

–           Une restitution publique 

Rencontre au sommet

Les rédacteurs du Journal de nos confinements ne s’étaient encore jamais rencontrés. C’est fait ! On en a profité pour inviter aussi quelques lecteurs.

Lumos, Camille, Nathan, Ninon, Elisa

Nos sens déconfinés

Vue du déconfinement

Le quartier a totalement été transfiguré en l’espace de quelques jours. L’atmosphère est à nouveau vibrante, avec de l’agitation partout. On croise sans cesse des gens, de plus en plus souvent avec un masque sur le visage, ce qui me donne une impression bizarre. Comme si tout le monde se ressemblait soudainement, avait la même partie du visage invisible, cachée. Pendant le confinement, quand on se baladait, on voyait beaucoup plus de personnes dans la rue, sans domicile fixe. En fait, elles n’étaient peut-être pas plus nombreuses que d’habitude. Juste plus visibles. Maintenant, elles passent à nouveau inaperçues dans le flot de passants.

***

Ouïe du déconfinement

Les voisins du dessus ont commencé des travaux aujourd’hui. C’est bruyant, mais en même temps moins désagréable que d’habitude, comme si tout était redevenu normal. Pendant le confinement, je me suis aperçue que jusqu’à maintenant, quand on avait les fenêtres fermées, on entendait toujours un léger fond sonore, qui a disparu pendant cette période d’inactivité. Maintenant, il est réapparu. J’ai aussi eu droit à des hurlements et une grosse bagarre dans ma rue, donnant vraiment l’impression qu’il ne s’était rien passé de spécial et que des gens super proches dans la rue, sans masque, en train de se frapper, était une banalité.

Azadée

Le journal des collégiens de Valmy

178 mots

Salut à toi, cher lecteur de l’autre côté de ton écran.

Aujourd’hui, je n’ai pas grand chose à dire, mais je vais quand même essayer de tenir plus de 100 mots, histoire de.

Je n’ai pas fait beaucoup de choses ces dernières semaines, il faut dire qu’il n’y a que six activités officielles du post-confinement, dans mon cas : faire mon travail, lire, écouter de la musique (24/24h si possible, mais pas possible), regarder des vassavoirquoi sur Internet, caresser mon chat et appeler des gens (mais je  ne vais pas vous raconter ça).

Ceci-dit, j’ai regardé de très bon films dernièrement, comme In Time, Total Recall, Minority Report ou Inside Man. J’ai enlevé les sous-titres quand je regarde Criminal Minds, ce qui me rend insensément fière, et je suis presque arrivée à la fin de Friends, donc, en somme, je suis contente.

Bon, je n’ai plus rien à dire, mis à part que je pense que ce n’est pas normal que j’ai mis 45 minutes à taper cet article.

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan.🖖

Lumos 🐈

Le journal des collégiens de Montgolfier

Pourquoi ?

Salut à toi, cher lecteur de l’autre côté de ton écran,

Cela fait une semaine que nous sommes déconfinés, et, j’ai bel et bien remarqué quelques changements par rapport à la quarantaine :

  • Les gens ont arrêté d’applaudir à 20h, on en a plus que 3 qui continuent dans le passage. Pourquoi ?
  • Les gens sortent plus volontiers de chez eux. Pourquoi ?
  • Les gens sont beaucoup plus proches les uns des autres dans la rue. Pourquoi ?

Moi, ma vie n’a pas beaucoup changé ces derniers temps. J’ai pu voir des amis (en respectant les normes de sécurités, hein), mais sinon c’est toujours la même journée (ce qui me fait penser au film « Le jour de la Marmotte » avec Bill Murray). L’un de mes plus grands regrets du confinement, c’est que l »Eurovision a été annulée. 

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan🖖.

Lumos🐈

Le journal des collégiens de Montgolfier

L’argent de poche, de François Truffaut

Merci le confinement qui m’a permis de me rassasier de plusieurs films cultes et connus en DVD ou en virtuel !

J’avais déjà vu L’Argent de poche de François Truffaut dans un petit cinéma, le Brady, il y a 2, 3
ans. J’ai eu envie de le revoir aujourd’hui et d’en garder un souvenir plus détaillé, d’en faire une
analyse. Ce film retrace l’histoire de plusieurs écoliers, résidant dans la même petite ville, Thiers, et étudiant dans la même école et la même classe. En gros, si je vous fais un petit pitch, il retrace surtout l’histoire de deux personnages : Patrick, un garçon aisé, amoureux de la maman de son meilleur ami Laurent, et Julien, enfant en situation précaire, vivant dans un taudis avec des tuteurs alcooliques, et volant des objets pour subsister. D’autres séquences, avec d’autres enfants sont aussi présentes, comme avec le petit Gregory par exemple, qui tombe d’un étage avec sa réplique culte « Grégory a fait boom ! ».
C’est un film que j’ai adoré, aussi bien du point de vue cinématographique que du point de vue
philosophique et social. Oui, car les histoires de chacun des écoliers sont touchantes, si ce n’est drôles à certains moments, et suivent toutes la même ligne, le même fil, comme si elles ne faisaient qu’un.
Du point de vue philosophique, car certaines phrases (des adultes surtout, non pas des enfants) offrent de très bonnes leçons de vie concernant l’enfance.
Du point de vue social, aussi, car chaque enfant a sa propre histoire, chacun affronte les difficultés de la vie, mais tout le monde avance, main dans la main (on est un peu au pays des Bisounours mais aussi dans la vie réelle où il y a quand même des difficultés qui font obstacle).

Selon moi, pour ce film, Truffaut s’inspire en partie d’Alfred Hitchcock pour lequel il éprouvait une grande admiration. Pourquoi ? Parce qu’il « recopie » en quelque sorte ses caméos (plans très rapides où l’on voit le réalisateur pendant quelques instant, sa « signature » en quelque sorte).
Truffaut apparaît ainsi brièvement, assis dans une voiture au début du film et son cinéma s’apparente à celui d’Hitchcock en utilisant des plans longs, beaux, concernant l’enfance (même si pour Hitchcock, cela concerne le meurtre, pas l’enfance).

Il me semble aussi qu’en parlant d’enfance – et de l’enfance comme d’une chose légère, belle, essentielle à la vie et primordiale, son « esprit cinématographique » a pu inspirer Spielberg, dont il est devenu l’ami, cette même année 1976 où sortait L’argent de poche, et où Truffaut était engagé comme acteur pour jouer dans Rencontres du 3è type.

Camille

Le journal des collégiens de Montgolfier